Mot De M Nassib Nasr Directeur Général de l’Hôtel-Dieu de France à la cérémonie du lancement du centenaire de l’Hôtel-Dieu de France le 5 mai 2022 à 17h à l’Amphithéâtre Obeji Jeudi 5 Mai 2022

 

Monsieur l’Ancien Président de la République

Excellence, M. le Ministre de la Santé

Excellence Monsieur le Nonce Apostolique

Excellence, Mme l’Ambassadrice de France

Révérends Monseigneurs

Révérend Père provincial

Messieurs les ministres

Messieurs les ambassadeurs

Messieurs les présidents des ordres et syndicats

Messieurs les présidents et recteurs des universités

Messieurs les directeurs généraux

Monsieur le Recteur de l’USJ et Président du conseil d’administration de l’Hôtel-Dieu de France,

Chers collègues et amis,

Il est difficile pour moi de porter un témoignage sur le centenaire de l’Hôtel-Dieu de France, étant à mon poste depuis quelques mois seulement.

 

Mais regarder vers le passé, et découvrir l’histoire riche de cet hôpital qui est devenu une véritable institution au niveau national et régional, me donne et donne à toutes les équipes médicales et administratives l’espoir de continuer, le courage d’aller de l’avant et de surmonter les difficultés et les défis. 

 

L’Histoire n’est qu’un éternel recommencement :  des périodes de construction suivies de périodes de destruction, l’âge de gloire suivi d’années de misère, des moments d’espoir, suivis de moments de détresse. Et parcourant l’histoire de l’Hôtel-Dieu de France, on remarque qu’il y a toujours eu un dénominateur commun : les hommes et les femmes qui nous ont précédés, il y a 100 ans, 75 ans, ou 50 ans ils ont tous eu une foi inébranlable dans la construction du Liban et dans le développement du secteur de la santé malgré les guerres, les crises, et les dangers. Cette foi leur a donné du courage, de l’énergie et surtout la passion pour persévérer, pour recommencer à zéro, pour reconstruire, et pour développer des plans d’avenir.

Le Liban passe par une des périodes les plus noires qu’il ait connue depuis son indépendance. La pire peut-être, seule l’Histoire le dira.

Notre gouvernance nationale a largement fait défaut, l’absence assourdissante de l’État rend notre tâche encore plus compliquée.

Quand on sent que tout s’écroule, que nos rêves s’envolent et qu’il n’y a plus d’espoir, alors on regarde en arrière, on s’inspire de nos ainés de leur optimisme, de leur volonté.

 

Et c’est là qu’on comprend qu’il n’y a qu’une option qui s’offre à nous : se lever et avancer.

 

Nos vocations sociales et humanitaires ne sont plus discutables. Nous avons une cause, ceci est notre responsabilité. Nous n’avons pas vécu 100 ans pour mourir aujourd’hui. Nos forces morales, notre foi, notre confiance, notre cohésion admirable expliquent notre résilience.

Notre mission ne nous donne pas droit à la moindre faiblesse, nous allons même hausser notre niveau d’exigence. L’exigence doit être permanente et à tous les niveaux.

Au bout de 10 mois en fonction, j’ai fait une découverte majeure, cet endroit est attachant, il vous bouleverse. A l’Hôtel-Dieu il n’y a pas une Histoire, il y a des milliers d’histoire, des histoires de cœur, souvent belles, poignantes, parfois dramatiques, des leçons de vie avec une constante, le bien-être du patient.

Depuis 10 mois, j’analyse l’hôpital et ses composantes, en toute franchise, pour connaître nos forces, nos faiblesses, nos limites, et les opportunités qui s’offrent à nous. Certaines âmes pessimistes, diront, en voyant l’état du pays, il n’y a plus d’espoir. J’aimerais leur répondre, il n’y a pas de désespoir non plus. S’il faut nous abimer, il faudra qu’on tombe et on ne tombera pas.

Ce que nous apprennent les 100 dernières années c’est que nous avons changé d’époque, d’échelle et d’enjeux.

Ce que nous avons appris des deux dernières années c’est que nous avons aussi changé d’époque, d’échelle et d’enjeux. Vous l’avez compris, le monde avance à une vitesse hallucinante, à nous de nous adapter, d’être flexibles, modernes, réactifs, il en va de notre avenir et je vous promets que nous serons au rendez-vous des prochaines années.

Je termine par des remerciements sincères :

Je salue la mission historique de La France qui a toujours soutenu l’Hôpital durant 100 ans, je remercie la France pour tout le support qu’elle a donné à l’Hôtel-Dieu suite à l’explosion du 4 août. Je remercie l’ambassadrice de France, Mme Grillo ses équipes d’être toujours à l’écoute de nos problèmes et Dieu sait combien ils sont nombreux.

Je voudrais remercier le Président du conseil d’administration de l’HDF, le Révérend Père Salim Daccache pour sa confiance, ses conseils et sa bienveillance.

Je tiens à remercier tous mes collègues du corps médical, infirmier et administratif.

Je tiens à remercier toutes les personnes qui ont travaillé pour le succès de cette cérémonie et pour l’organisation de toutes les activités qui vont animer cette année du centenaire.

Les membres du comité du centenaire, l’USJ et SPCOM, M. Naji Boulos notre consultant qui a habilement géré l’organisation de cette cérémonie, M. Rabih Kanaan chef de l’unité de communication de l’HDF et son équipe qui ont fait un travail énorme et qui ont développé la nouvelle identité visuelle de l’Hôpital. Toutes les équipes des opérations qui font que cette cérémonie se réalise.

Nous allons visionner ensemble un film de 7’ sur l’histoire de l’HDF et son histoire commune avec l’USJ.

Je vous souhaite une magnifique soirée !